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Document : 5715GJ 00008 - SPECIAL EDITION. THE TRIP IN PARIS OF THE QUEEN OF ENGLAND. WHEN IT WANTS TO GIVE ITSELF SORROW OF I

 
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Type SUJET
Collection Gaumont (Journal Gaumont)
Journal Actualité
Duration 00:09:25
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5715GJ 00008

Titles

Title :  SPECIAL EDITION. THE TRIP IN PARIS OF THE QUEEN OF ENGLAND. WHEN IT WANTS TO GIVE ITSELF SORROW OF I

Dates

First distribution : 1957

Summary catalog

Special edition. The trip in PARIS of the Queen of ENGLAND. When it wants to give itself sorrow of it, PARIS can be without rival. It was clearly seen on this occasion where the capital had been composed an ornament commensurate with the event, an ornamen

Descriptive summary

Edition spéciale. Le voyage à PARIS de la reine d'ANGLETERRE. Lorsqu'il veut s'en donner la peine, PARIS sait être sans rival. On l'a bien vu à cette occasion où la capitale s'était composé une parure à la mesure de l'évènement, une parure à laquelle ne manquait pas même, parfois, le charme de l'exotisme. Il revenait à Sacha GUITRY de renouer avec la très ancienne et très française tradition du compliment aux souverains. (Synchrone). Par contre, à l'ELYSEE, le président COTY devait dire. (Synchrone). A ces voeux, la reine à répondu. (Synchrone). S'il est vrai que les alliances valent moins par les instruments de la diplomatie que par l'esprit qui les inspire, le président COTY a surclassé les diplomates puisqu'il a reçu de la reine plus et mieux qu'une signature, un sourire spontané et sans réserve. Pendant des heures, cinquante mille personnes ont attendu ELISABETH devant l'OPERA. Tous les invités étaient passés devant la foule silencieuse comme si chacunfaisant provision d'enthousiasme. A peine la reine avait elle posé le pied sur les marches de marbre que la foule ne fut plus qu'un seul cri, le cri du coeur. L'OPERA présentait ce soir là un ballet féérie, le "Chevalier et la Demoiselle". Mais c'est "La Dame et le Prince" qui fut le vrai programme et la vraie féérie. NAPOLEON prétendait que la grandeur est triste. ELISABETH d'ANGLETERRE a fourni la démonstration contraire et c'est pourquoi elle a reçu un accueil sans précédent de ce peuple parisien qui ne sait ni applaudir, ni crier sur commande. Le soleil d'avril ajoutait de la grâce à la majesté de VERSAILLES. Il y a neuf ans, ceux qui n'étaient qu'ELISABETH et PHILIP avaient déjà parcouru ces architectures et ces jardins. Mais VERSAILLES est un de ces lieux où l'on peut revenir. En neuf ans, l'intérieur du château et singulièrement les appartements royaux, ont été magnifiquement restaurés et redonnent la juste image que les rois de FRANCE avaient voulu léguer à la postérité. Dans la sompteuse galerie des glaces, trois cents personnes ont pris place à des tables sur lesquelles resplendissaient les plus belles porcelaines et les plus beaux vermeils du monde. Puis les visiteurs ont refait le chemin que Louis quinze aimait à suivre le long des merveilleuses perspectives inventées par le nôtre, dans le miroitement des grandes eaux qui joueaient dans les verdures du printemps. Le lendemain, la reine est allée visiter ses sujets dans les jardins de son ambassade et recevoir des anciens combattants français. Selon la tradition, les souverains a planté dans les jardins un arbre, en l'espèce un cerisier pleureur, qui maintiendra longtemps vivace le souvenir de sa visite. La reine ayant souhaité visiter les installations de FLINS, qui sont les plus modernes d'EUROPE, Monsieur DREYFUS l'accueillit aux portes de l'usine. Dans le bruit des perceuses et des riviteuses automatiques, le couple royal s'est promené parmi les chaines de fabrication d'où une voiture sort chaque minute cinquante secondes. Puis, après avoir admiré le travail qui s'accomplissait sous ses yeux, la reine s'est dirigée vers un des pupitres électroniques de commande. D'un geste, elle immobilisa toutes les chaines de fabrication, puis remit l'usine en marche. De cette visite, la souveraine conserva un souvenir, une voiture bleu ciel que lui ont remis les ouvriers. Le livre d'or de la régie RENAULT s'est enrichi de son plus beau chapitre, "La reine, le prince et la dauphine". En l'honneur de la visite royale, le LOUVRE, oubliant pour un soir qu'il était un musée, s'est souvenu qu'il avait été un palais. Une souveraine de trente ans a été accueillie par les plus éclatants chefs-d'oeuvres des siècles révolus. Dans la salle des cariatides, le dîner a été accompagné en sourdine par les airs des dix septième et la Diane de GOUJON veillait sur ces agapes. Après le dîner, les souverains ont traversé la salle de MARS où la VENUS de MILO a fait l'hommage de sa beauté à cette reine qui, pour une heure, avait rendu la vie au LOUVRE. Mais l'inoubliable moment de ce voyage aura été cette nuit là, la SEINE était un fleuve enchanté qui remontait le cours de son histoire. Devant le palais de la Légion d'honneur, les grognards de l'empire étaient au garde à vous. Au VERT GALANT, une kermesse Henri quatre avait pris possession du square. Le béarnais lui-même vint saluer sa cousine d'ANGLETERRE. Plus loin, les petits chanteurs à la croix de bois accompagnait l'émouvante image du grand vaisseau de NOTRE-DAME émergeant des ténèbres. Plus loin encore, c'était des danses, des farandoles, tout un univers folklorique, disparate et joyeux. Au cours de cette nuit fabuleuse tous les siècles, toutes les provinces se sont donné la main pour composer une guirlande de rêve le long du fleuve illuminé. Ni les souverains, ni les Parisiens, n'oublieront de sitôt ces heures exceptionnelles. L'entente cordiale a cinquante ans. Elle a donc fêté ses noces d'or. Mais ce déjà vieux ménage a suivi le chemin inverse de celui des couples ordinaires. Après ce voyage, nul n'en peut plus douter, l'entente cordiale fut peut être d'abord un mariage de raison, aujourd'hui, quatre millions de parisiens en ont fait un mariage d'amour. Famille royale.

 

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