| Type | LONG METRAGE |
| Collection | Gaumont Fiction Fiction |
| Durée | 02:28:56 |
| Métrage d'origine | 2970 m |
| Coul. son | NB Muet |
Notice(s) liée(s) 1918GFIC 05337
5337 Catalogue Gaumont de (voir Sources de la filmographie)
Titre : VENDÉMIAIRE
Prise de vue : 1918
1ère diffusion : 17/01/1919
REA : Louis FEUILLADE
SCE : Louis FEUILLADE
ACT : Mlle FABIOLA (Marie); Édouard MATHÉ (le capitaine de Castelviel); Georges BISCOT (le chanteur ambulant); Louis LEUBAS (Wilfrid); Mary HARALD (Sara la caraque); Gaston MICHEL (Larcher); Jane ROLLETTE (la chanteuse ambulante); Manuel CAMÉRÉ (Fritz); André SÉCHAN; Olinda MANO; René CRESTÉ (Pierre Bertin); Emile ANDRÉ (Bernadou); Mme de LA CROIX (Madame de Castelviel); Mlle LUGANE (Marthe)
OPV : Maurice CHAMPREUX; Léon CLAUSSE
MON : Maurice CHAMPREUX
DIS : Comptoir Ciné-Location Gaumont
Société des Etablissements Gaumont
« Réalisé dans les derniers mois de la guerre (sa sortie eut lieu en janvier 1919), en décors naturels, dans le Languedoc, ce film est une œuvre maîtresse de Louis Feuillade. Sous couvert d’un drame patriotique sur les civils en temps de guerre (les combats restent hors champ), structuré en un prologue et trois parties (« La vigne », « La cuve » et « Le vin nouveau »), il propose un film dont le réalisme quasi documentaire n’est cependant pas dépourvu de lyrisme et de poésie. Le récit, non chronologique, s’organise selon une narration présent/passé où alternent des séquences concernant les vendanges et le conflit au moment de l’invasion des régions du nord par les troupes allemandes. Nous suivons le parcours de divers personnages qui se retrouvent tous au « pays du vin » pour y travailler : une famille de réfugiés venue des territoires occupés composée du vieux Larcher (Gaston Michel) et de ses filles, un sergent réformé temporaire (René Cresté), deux prisonniers allemands évadés Wilfrid et Fritz (Louis Lebas et Manuel Caméré), et les propriétaires du vignoble, madame Castelviel et son fils, un capitaine aveugle de la guerre (Edouard Mathé).Il s’agit d’une vision métaphorique où les symboliques de la terre et du vin font référence au sol national meurtri et au sang versé par les soldats français pour sa défense sur la champ de bataille. Mais Vendémiaire est surtout un film où la représentation germanophone est très prononcée, le réalisateur s’acharnant à dénoncer les tares de l’ennemi avec beaucoup de conviction sous les traits du fourbe Wilfrid, « l’homme au gaz », comme dit un intertitre, qui n’a qu’une obsession : s’emparer des richesses du pays latin et détruire sa culture. » Source : La Grande Guerre au cinéma de Laurent Véray, Ramsay Cinéma, 2008. Cette allégorie patriotique où Biscot et Jane Rollette assurent la partie comique anciennement assurée chez Feuillade par Marcel Levesque, se situe dans le décor d’enfance du réalisateur : le bas-Languedoc. Dans cette fresque pastorale et symboliste, se percutent, en montage alterné, les souvenirs obsédants des personnages sur des visions bucoliques de la nature, la terre et ses fruits. C’est le film qui achève la production de guerre de la maison Gaumont et rappelle par bien des éléments le J’ACCUSE d’Abel Gance. Septembre 1918. La 1ère Guerre Mondiale touche à sa fin mais personne ne le sait encore. Parmi les vendangeurs qui travaillent sur le domaine de Castelviel, dans le sud de la France, se trouvent plusieurs réfugiés venus du nord, chassés de chez eux par la guerre. Ce sont le Père Larcher et ses deux filles, Marthe et Marie. Larcher n'a pas de nouvelles de sa troisième fille, Louise. Elle est restée à Maubeuge, en zone envahie, et son mari se bat on ne sait où. Il y aussi Pierre Bertin, un soldat en permission de convalescence à la suite de blessures héroïques. Et deux prisonniers allemands évadés qui se font passer pour Belges : Wilfried et Fritz. L'intrigue, très dense, s'organise autour de deux lignes principales : 1/Premièrement une intrigue que l'on pourrait qualifier de policière. Les deux allemands volent la paye des vendangeurs pour continuer leur chemin vers la frontière espagnole et font accuser Sara, une gitane (dont le mari est mort pour la France dans la légion étrangère). Sara sera innocentée lorsqu'on trouvera le cadavre de Wilfried - qui avait précisément été l'un des premiers Allemands a expérimenter les gaz asphyxiants contre les Français - asphyxié dans une cuve par les gazs de fermentation du raisin et serrant encore dans sa main le sac contenant l'argent dérobé. Son complice, Fritz, se fait passer pour muet parce qu'il ne parle pas un mot de français. Il est démasqué par le vin nouveai qui le rend loquace. 2/Le film est aussi une étude de moeurs : l'histoire de Louise dont la maison à Maubeuge a été occupée par les Allemands. Après avoir hebergé secrètement pendant un jour ou deux son mari Jacques, évadé d'un camp de prisonniers, elle est en ceinte, puis mère, et doit faire face à l'opprobre des bons patriotes. A Castelviel, le Père Larcher, apprend par des réfugiés de Maubeuge, le faux pas de sa fille et pleure son honneur perdu. Mais l'arrivée de Jacques en permission qui par hasard retrouve les siens au castel, rétablit la vérité. Finalement, Pierre Bertin se fiancera à Marie Larcher et tout le monde lèvera son verre de vin nouveau à la Victoire. (Source : Les Restaurations de la Cinémathèque Française 1983).
FICTION; premiere guerre 14-18; Première guerre mondiale; Guerre 14; GUERRE 14 18; guerre de 14-18; REMORQUEUR; QUAI; PASSAGER; LECTURE; JOURNAL; Réfugiés; ENFANT; PELERINE; EXODE; VIGNE; VIGNOBLE; CHAR; ATTELAGE; VENDANGEUSE; VENDANGEUR; GITANE; BOHEMIENNE; TROUPEAU; MOUTON; PIANO; VIOLON; ATTAQUE; GAZ; TRANCHEE; POILU; VIN; BANQUET; DEFILE MILITAIRE; SOLDAT; VICTOIRE; PATRIOTIQUE; LYON; Rhône (FLEUVE)